Qui est Saleh al-Arouri, l’architecte de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » ?

Les autorités israéliennes décrivent Saleh al-Arouri comme « l’architecte » de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » lancée par le Hamas le 7 octobre dernier, et qui a conduit à une guerre d’une rare violence à Gaza. Il est également considéré comme « un lien important entre le mouvement Hamas et le Hezbollah ».

Selon les responsables du renseignement israélien, Saleh al-Arouri aurait contribué à planifier l’enlèvement et le meurtre de trois adolescents israéliens en juin 2014, ainsi que de nombreuses autres opérations.

Pour toutes ces raisons, il est devenu la cible précieuse d’une chasse à l’homme internationale lancée par Israël, avant d’être assassiné dans la banlieue sud de la capitale libanaise, fief du Hezbollah, qui soutient le mouvement de la résistance palestinienne.

Saleh al-Arouri a été tué le 2 janvier dans un bombardement israélien qui a visé un immeuble de la banlieue sud de Beyrouth.

La radio de l’armée israélienne a déclaré que le chef adjoint du bureau politique du Hamas, Saleh al-Arouri, a été tué dans la banlieue sud de Beyrouth, avant que le Hamas ne confirme la nouvelle.

Les Etats-Unis ont placé al-Arouri sur la liste des individus visés par des sanctions et ont proposé une récompense de 5 millions de dollars à toute personne qui fournirait des informations pouvant conduire à son arrestation ou à son assassinat.

Le 10 septembre 2015, le Département du Trésor américain l’a désigné comme « terroriste international ». Tous ses biens soumis à la juridiction américaine ont été bloqués, et il a été interdit aux Américains de réaliser des transactions avec lui.

En novembre 2018, le programme Rewards for Justice du Département d’État américain a offert une récompense pouvant atteindre 5 millions de dollars contre toute information le concernant.

À ce moment-là, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré qu’al-Arouri « vit actuellement en liberté au Liban, où il travaillerait avec le commandant de la force iranienne Qods, Qassem Soleimani », tué plus tard lors d’une frappe américaine près de l’aéroport de Bagdad, en Irak.

Saleh al-Arouri est le chef adjoint du bureau politique du Hamas en Cisjordanie, et l’un des plus éminents dirigeants du mouvement.

Il est né en août 1966 dans le village d’Arori, district de Ramallah, au centre de la Cisjordanie, où il a également fait ses études et obtenu un baccalauréat en charia islamique à l’Université d’Hébron.

Al-Arouri a contribué à la fondation de la branche militaire du mouvement Hamas en Cisjordanie.

L’Etat Hébreu l’a arrêté administrativement sans porter plainte en 1990, puis en 1991, puis une nouvelle fois en 1992 en raison de ses activités à l’Université d’Hébron et de la création de cellules armées.

​Il a été emprisonné pendant 15 ans, avant d’être libéré en 2007. Il a de nouveau été arrêté 3 mois plus tard et a été détenu pendant 3 ans, puis la Cour suprême israélienne a décidé de le libérer et de l’expulser hors de la Palestine.

Après son expulsion, il s’est rendu en Syrie où il est resté 3 ans, puis a déménagé en Turquie en 2012 après la crise syrienne, jusqu’à ce que les autorités turques lui demandent de quitter le territoire. Il s’est ensuite installé au Liban et a voyagé entre plusieurs pays, dont le Qatar et la Malaisie, mais sa résidence était la banlieue sud de Beyrouth.

Saleh al-Arouri a joué un rôle clé dans les négociations qui ont conduit à l’accord d’échange du soldat israélien Gilad Shalit contre plus de 1 200 prisonniers palestiniens en 2011, avec la médiation de l’Egypte.

Il a été choisi comme membre du Bureau politique du Hamas en 2010, puis élu vice-président du Bureau politique en 2017.

En novembre dernier, les autorités israéliennes ont détruit sa maison située dans le village d’Arora en Cisjordanie. Israël l’a accusé à plusieurs reprises de diriger des opérations militaires dans le territoire palestinien..

Le journal américain USA Today a précédemment indiqué qu’Israël avait lancé une chasse internationale contre lui, car il semblerait qu’il était au courant des détails de l’attaque surprise lancée par le Hamas contre Israël le 7 octobre dernier.

Tel Aviv le considère également comme « un lien entre le Hamas et le Hezbollah », selon USA Today.

Related articles

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here